POURQUOI

  D'âme vagabonde, je vague et j'abonde à travers les arts. Mais le carnet reste mon outil atemporel. À tempes-oreilles, il m'écoute et je le surveille d'années en a né.
Car nés, les mots ainsi survivent sur le papier, même quand je n'ai plus pied. Je les fabrique afin qu'ils déclenchent une nouvelle histoire, comme un près-texte au voyage.
Le carnet est un objet précieux que je souhaite vous partager, car retirée dans mon atelier je pense au jour où ils seront transportés. En espérant que vous les emmeniez loin, que ce soit dans le temps, dans vos pensées ou dans le monde !

COMMENT

 Fabriqué avec sensibilité, l'objet prend sens avec habilité. 
Mes moteurs, ce sont la chance du glaneur qui m'apporte des éléments originaux et la conscience écologique qui me pousse à récolter dans nos poubelles des matériaux intactes tel que le
carton. Il constitue la base des couvertures. J'observe leurs ondulations, et je les taille en fonction.
A cela viennent s'allonger
papiers kraf imprimés de mes photographies, ou d'œuvres d'artistes ayant collaborés, ainsi que tissus en tous genres, privilégiant la récupération sans exclure quelques achats coup de cœur. L'intérieur est généralement couvert de papier de soie, papier texturé ou papiers d'emballages récupérés.
Afin d'assembler le tout,
colles et vernis (fabriqués en France et sans solvants) sont appliqués, après quelques coups de ciseaux et de cutter. Quelques travaux sont réalisés avec une machine à coudre lorsque cela est nécessaire.
Les blocs de pages sont quant à eux découpés à la
scie à ruban, pouvant créer des traces dû à l'échauffement de la lame sur le papier.
La
reliure, dite "carré collé", est réalisée en incisant la côte, puis en déposant une couche de colle et de tulle après avoir glissé un fil dans les incisions. La souplesse de l'ouverture est assurée grâce à la malléabilité du carton.
Et parce qu'un carnet ne vit pas sans son outil dédié, un
crayon est confortablement installé dans chacun d'eux.